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Il y a des coquelicots dans le regard du ciel

Il y a la naissance du jour et l'éphémère du rouge

Le vitrail d'un pétale

Quand la lumière traverse le papier froissé

et ambiance la terre.

Faut-il frapper pour pénétrer

Dans la chaleur de la maison parfumée

tapissée de velours

Quand soir après soir

la femme quitte ses pétales flétris

les dépose à ses pieds

et offre les stigmates de son plaisir ?

On est tout près de la mort. La mort de la fleur

Après l'orgasme incandescent.

Elle abandonne les hauteurs célestes

La voici presqu'humaine

et proche.

Voilà qui nous parle

Elle nous ressemble

Vieillie, humble 

et sombre.